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Cueillir, récolter, oui mais...

Génial Végétal

Prélever un végétal de son environnement est loin d’être un geste anodin. Même si la plante ne nous regardera pas avec de petits yeux implorants ou en émettant un son déchirant, cela a des conséquences pour elle ou son espèce et pour celle ou celui qui la cueille.
Quelques bonnes pratiques aident à maintenir durablement ce commun nécessaire à la vie.

 - © Génial Végétal

Bonnes pratiques de cueillette

Connaître la plante

  • Identifier l’espèce avec certitude. Ne cueillir qu’une plante que l’on connaît : une confusion pourrait avoir des conséquences graves pour votre santé.
  • Vérifier que l’espèce ne soit pas protégée ou réglementée : une confusion pourrait avoir des conséquences graves pour cette espèce.

Lieu de cueillette

  • Vérifier l’environnement : risque-t-il d’être pollué ?
  • Une autorisation de cueillir est-elle nécessaire ?

Sites protégés par le relief, la forêt, à distance des pollutions majeures ou des cultures conventionnelles.
Diagnostiquer avec les plantes éco-indicatrices
S’informer de l’historique de la parcelle choisie auprès du propriétaire et des agriculteurs voisins. 1

Protéger son environnement

  • Ne récolter que ce qui est nécessaire, l’excès nuit à la santé mais aussi à la nature !
  • Laisser des plantes indemnes pour qu’elles puissent se reproduire et être utiles aux autres êtres vivants
  • Prélever des végétaux sains pour votre santé, mais en laisser certains pour éviter la dégénérescence de l’espèce
  • Ne pas cueillir tous les ans au même endroit

Pour une espèce annuelle, laisser au moins ¼ des individus indemnes sur le site.
Pour une espèce bisannuelle ou vivace, laisser au moins ⅓ des individus indemnes.
Dans le cas des espèces vivaces, ne revenir que tous les 3 ans minimum. Par exemple des stations de thym ont disparu suite à des cueillettes annuelles et a contrario, la récolte annuelle de la lavande ne semble pas menacer les stations.
Dans certains cas, ne revenir que tous les 5 à 10 ans ou voire même jusqu’à 15 ans (Gentiane).
La partie récoltée est un facteur déterminant pour estimer le temps de repos de la station.
À titre indicatif, 3 ans pour les feuilles et les sommités fleuries, 5 à 10 ans pour les plantes entières, les écorces ou les racines, sont une moyenne raisonnable. 1


1 : Texte issu du cahier des charges du Syndicat des Simples